Bilan de l’avenir et voeux philosophiques


 Établir un bilan est un moment des plus difficiles. Et plus le temps s’écoule et plus la tâche est complexe. Je pourrai, pour ce troisième constat annuel, m’inscrire dans une sorte de routine. Oui ce site de philosophie marche bien, oui il y a beaucoup de visites, de nombreux commentaires et une évolution de la qualité des réflexions. Mais je ne me permets pas de considérer cela comme suffisant. Quel est l’impact de cette démarche internet ? Quand je vois que près de 30 000 internautes sont venus sur mon site, la question de l’influence que j’ai sur la toile se pose. Il y a finalement peu de sites de philosophie, et très peu voire de très rares qui, comme le mien, se situent entre le blog de réflexions personnelles quasi délirantes et le site spécialisé s’adressant à un lecteur très averti voire spécialiste. Je pense que c’est une des raisons qui font de mon site une plate-forme virtuelle de philosophie très visitée. Mais mon ambition n’est pas là. La question que je me pose est celle de savoir si, à ma mesure, j’influence la société de façon efficace ou si je ne fais que divertir, susciter ou combler de la curiosité si ce n’est seulement parfois des devoirs de lycéens.

Est-ce que je contribue à combattre les idées reçues, les opinions et surtout les fausses, les croyances, l’obscurantisme sacré comme profane ? Ces interrogations prennent à présent beaucoup de place dans l’ordre de mes préoccupations quant à ce site, au vue des 100 visites quotidiennes, et des deux à trois mille mensuelles.

Là où j’ai plus de certitudes, c’est pour ce qui concerne mon parcours personnel. J’ai fait d’importantes découvertes qui ont précisé certaines de mes intuitions. Par exemple, j’ai travaillé sur cette « théorie constructive » qui n’était en réalité rien d’autre que l’intuition d’une phénoménologie. La phénoménologie, et surtout celle de Cassirer signe un tournant conséquent pour moi (voir l’article de recherche « Cassirer et l’interprétation dynamique du monde des formes symboliques »). Si j’ai beaucoup progressé, je sais aussi qu’il me reste encore beaucoup de travail, et la tâche est double. Pour le moment, il me faudra trouver le lien et la cohérence entre des sujets d’études qui sont encore éparses et isolés. Cela est sûrement du au déroulement des programmes universitaires. Par exemple il s’agira de comprendre ce qui lie la normativité foucaldienne, la transfiguration de Horkeimer, la médecine de l’âme de Bacon avec la philosophie des formes symboliques de Cassirer. Et le travail est double car il me faut aussi poursuivre mon programme universitaire de maîtrise d’abord et en plus de cela.

Le problème de fond et c’est aussi celui que je creuse en ce moment, tient à la définition même de l’homme. La question à mon sens n’est pas de savoir s’il est bon ou méchant naturellement. Car, comme c’est le cas de Bacon avec ses deux types de bien, je pense que cette question est elle aussi superflue. L’homme est tout simplement capable des deux, il peut tout autant faire le bien et le mal. Un homme peut sauver un nourrisson et tuer un homme. Comment le définir ? Sera-t-il bon, mauvais ? Une pareille définition ne tient pas. Pour chercher dans une autre direction, je pense qu’il faut songer à une définition qui prend en compte la violence. Car les doctrines philosophiques ont toujours voulu écarté le mal, la violence, de l’homme et de sa nature, de sa définition. Pourquoi ? Par exemple, Hobbes nous dit qu’à l’état de nature, l’homme est « mauvais », qu’il peut tuer pour manger ou se défendre comme n’importe quel animal. Et pour se sortir de cet « état de guerre de tous contre tous », l’homme ou plutôt les hommes, se constituent en corps politique pour se prémunir les uns des autres. Problème : l’homme une fois intégré dans le corps politique n’est-il plus violent ? N’est-il plus aussi un animal ? Il suffit aujourd’hui encore de regarder ce qu’il se passe dans certains pays du monde, où l’on égorge hommes, femmes, enfants et vieillards, l’excision, la burka, le voile etc. Et même dans notre propre pays on voit des individus s’entredéchirer, voler, violer, saccager, dégrader, agresser, bruler etc. Si l’on ne prend pas en compte la violence dans la compréhension de l’homme, je pense que cette dernière demeurera insaisissable, incontrôlable, tel un marché noir. Ce marché noir de la violence est et a toujours été plus ou moins parallèle à celui du contrôle du bien. Pour être bien l’homme doit être comme ceci, ou comme cela. La philosophie a fait fleurir quantité de doctrines pour dire le bien aux hommes. Mais pourquoi ne leur a-t-elle jamais parlé du mal ? Et je ne parle pas d’un mal religieux ou seulement religieux. C’est ce pourquoi cette définition de l’homme aurait à être plus neutre dans son clivage. C’est-à-dire que l’homme est tout autant capable d’être violent comme pacifique. On pressent déjà une incidence sur la justice. Pourquoi se demander comment être le plus juste possible alors que la justice n’est qu’un idéal ? La réalité impose bien davantage de se demander quelle injustice est la plus acceptable. On diminue les retraites ou on augmente les impôts ? Pareil pour la morale, faut-il appliquer un modèle, un idéal et donc dénaturer la réalité d’un égalitarisme nauséeux ou bien chercher ici aussi un juste milieu, la fameuse « mésotès » aristotélicienne ? De même encore pour l’art, on ne peut dire que tout est art, tout n’est pas art et il faut bien s’en faire connaître pour comprendre les difficultés propres à l’art. Qu’est-ce qu’une œuvre d’art ? Comment comprendre la créativité artistique ? L’art a-t-il une fin, des fins ?

Je vois ce manque de violence, de décision réelle, qui tranche le doute ou le désir d’idéal. Récemment encore et pour citer encore un autre domaine concerné par ce dogme de la bonté, j’ai travaillé sur les sciences de la culture. Et j’ai appris qu’il était faux et dangereusement faux de dire et de penser que « toutes les cultures se valent ». C’est pourquoi j’ai écrit cette article intitulé « Qu’est-ce que défendre la culture française ? ».

Ici me direz-vous, mon propos devient politique. Mais, finalement, quand ne l’a-t-il pas été ? Ou s’arrête et ou commence la politique ? Bien sûr qu’il y a une dimension politique à toutes ces réflexions, même les plus métaphysiques ! La plupart des penseurs de l’histoire de la philosophie si ce n’est tous d’ailleurs ont investit la politique, que ce soit de leur vivant ou après leur mort par l’impact de leurs doctrines. Socrate, Platon, Aristote, Augustin, Thomas d’Aquin, Descartes, Hobbes, Bacon, Kant, Hegel, Heidegger, Cassirer, Arendt, Foucault, Lévi-Strauss etc., tous ont scellé la politique à leur pensée, à leur vie, et leur vie à imprimé la politique.

Donc oui mon propos est très politique. Non seulement je l’assume, mais j’assume aussi une certaine remontée du fleuve. Penser la nation de façon neutre, repenser la Révolution française, songer à une humanité en tant qu’« un-multiple » ou encore critiquer l’Europe et s’y opposer sont des parcours de pensée à contre-courant, voire même contre vents et marées, si ce n’est en pleine tempête. Mais qu’importe. Je ne compte pas me laisser déconcentrer. Ce parcours est bien assez difficile pour se laisser empêcher par des habitudes ou des mouvements de pensée contextuels, impropres et dangereux à bien des égards.

Ce qui est compliqué et déroutant pour moi c’est la situation réelle et concrète. Rien d’éclatant à dire que l’avenir et même le futur proche semble d’assez mauvais augure. Arendt écrivit dans La crise de la culture que « la violence est la sage-femme de toute société grosse d’une autre ». Notre société accouche progressivement d’une société nouvelle, mais nouveau ne signifie pas mieux ou plus beau. Évoluer n’est pas synonyme de progresser, contrairement à ce qu’on voudrait nous faire croire. Et j’ai bien peur que nous n’accouchions d’un mort-né ou au mieux d’une société très chétive dont le pronostic vital sera engagé.

Je ne peux pas ici rédiger tout un article là-dessus mais croyez-moi, j’y consacrerai beaucoup d’énergie. Beaucoup de temps à mettre à l’épreuve cette « Révolution » de 1789, est-elle bien révolue ou toujours inachevée, voire interminable ? Comment trouver un criterium pour définir l’homme ? Le mot même de définition convient-il à le définir, surtout quand Jankélévitch explique que quand l’homme prend conscience d’une limite il l’a déjà d’une certaine façon dépassé, au moins par l’esprit ? Comment redonner à la violence son authenticité ? Comment cesser et faire cesser de penser que violence et mal sont intimement liés ? Cela est une idée reçue si fausse que l’expression populaire « il faut souffrir pour être belle » l’indique déjà. La violence est neutre, comme un outil, comme une matière. Ce qu’il faut comprendre c’est comment elle marche, pourquoi elle apparaît ou encore pourquoi elle disparaît, par exemple dans l’inertie ou la paix.

Ce sont autant de questions qui constituent non pas mon programme mais mes axes de travail pour cette nouvelle année. Et on est déjà bien loin de l’ambition de réussite du site, de savoir quel est l’impact de mes travaux sur ce flux grandissant de visiteurs. Non, ce qui compte pour moi, c’est d’être le plus clair et le plus accessible possible, à la fois pour partager les problèmes et enjeux que je rencontre à l’université ainsi que ceux qui sont plus personnels, liés à des cheminements philosophiques plus tortueux et solitaires. J’aimerai vraiment partager mes intuitions, les transmettre.

Car s’il a jusqu’à présent été question de mettre l’accent sur la bienveillance pour ce qui est de mes intentions, ce n’est plus le cas aujourd’hui. Car il est évident que je ne souhaite pas de mal en m’investissant ainsi en philosophie et plus particulièrement sur ce site. Ça ne dit pas grand chose de dire qu’il faut plus de bienveillance. Cependant, il paraît plus sensé de dire qu’il faut non plus se préoccuper mais s’occuper des choses, c’est-à-dire agir, non sans penser à la maxime morale de Fichte, « Agis, agis, agis ! ». Parce que, et c’est là pour moi une conviction, si tout est en place pour que les choses se passent mal, il est toujours possible de rétablir des conditions inverses au cours des évènements. Parce que, par exemple, ce qui fait la faiblesse de la démocratie est aussi ce qui en fait sa force. Sur ce point je n’ai pas d’inquiétude. Mais je ne dis pas non plus que je ne me fais pas le moindre soucis, car je ne dis pas que l’irréversibilité n’existe pas. Je crains et pense ne pas être le seul, qu’à un certain moment il ne soit plus possible de jouer de cette ambivalence, que force peut devenir faiblesse et inversement. Je pense qu’il y a un point de non retour dans ce jeu, et que nous nous en approchons dangereusement, si ce n’est que nous l’avons d’ors et déjà franchi.

Je sais que ce bilan est assez sombre, et que cela ressemble assez paradoxalement à un bilan de l’avenir. Mais là encore il ne faut pas confondre la violence dans le mal. Comme il m’arrive souvent de le dire, si la vérité fait mal, c’est la faute de la vérité. Après et pour ce qui est de mes intentions, bien entendu je vous souhaite le meilleurs, et sans que cela n’entre en contradiction avec mon pessimisme.

Au contraire je vous enjoins et vous exhorte au mieux, à l’effort et surtout à la persévérance, la droiture et l’obéissance morale. Mais sans autre fondement que le bien comment cela peut-il avoir du sens ? Si je vous dis, « faites le bien pas le mal », comment appliquer cela ? En revanche et c’est ce qui me semble plus souhaitable et sensé, peut-être faut-il faire le mal si cela peut représenter un bien. Peut-être doit-on accepter la répression sociale, morale et juridique pour vivre et bien vivre ensemble. Peut-être doit-on intégrer ou plutôt réintégrer la violence dans l’éducation pour que la violence n’assombrisse pas l’avenir de notre société (voir « La violence est-elle nécessaire dans l’éducation ? ». Autant de « peut-être » que je me pose en question pour ensuite me les proposer en affirmation. Et tout ceci n’empêche pas de faire la fête, de profiter de la vie et de cette nouvelle année, bien au contraire ! Bien au contraire ces soit-disantes sombres pensées permettent et permettront de rayonner de bonheur, de confiance voire même peut-être et qui sait, d’un peu de patriotisme.

Mes chers lecteurs, passez une excellente fin d’année. Je vous remercie vraiment beaucoup de votre intérêt pour mon travail. Je vous souhaite très sincèrement beaucoup de bonheur, une vie équilibrée, saine et vigoureuse pour nous porter ensemble vers un digne avenir.

Avec mes meilleurs sentiments,

Loac

5 réflexions sur “ Bilan de l’avenir et voeux philosophiques ”

  1. Cher Loac, Merci pour ses voeux et ce bilan annuel.Merci à toi de nous partager ton travail. Pour ma part, je trouve les sujets auxquels, j’ai pu répondre ou lire me semblent très ouverts, j’y ai trouvé par moment une certaine liberté pour pouvoir m’exprimer sur des sujets que je ne maitrise pas forcément ou du moins quand je pars un peu dans tous les sens. D’ailleurs merci de m’avoir bien fait comprendre la différence entre philo et théologie notamment sur le travail sur les confessions de St Augustin.

    Sinon, je trouve ton travail sérieux et on peut voir une évolution entre tes travaux au fil des années ce qui est logique puisque tu as fait ton bout de chemin par rapport à tes études, lectures etc et ce n’est pas fini…

    Et aussi pour tes réponses apportées et précises sur mes pseudos commentaires.

    Sinon, dans ton bilan, tu fait état de la nature de l’homme: du bien et du mal. En effet, nous pouvons sans grande difficulté croire que l’Homme (généralités: hommes et femmes) est capable du pire comme du meilleur: on peut le voir par les sentiments qui se contredisent: Amour et haine (quoi que l’un peut apporter l’autre par moment?). D’ailleurs ce serait interessant et selon ton emploi du temps sauf si le sujet existe déjà de pouvoir l’exposer (ça me plairait bien de réfléchir à ça)

    Sinon pour continuer dans le registre de la nature de l’homme: avec le thème de la violence (positive comme négative)très pertinent (au passage, faut que je termine mes commentaires, tu n’as reçu que mes coms sur l’introduction.

    Encore bravo en te souhaitant le meilleur pour 2012.

    Amicalement,

    Christophe

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  2. Il faut bien sûr continuer, Loac, si même, il ne faut pas trop rêver l’influence que peut avoir la parole philosophique sur le net. Comme toute prise de parole publique, elle est d’une influence indirecte et incontrôlable, mais elle doit être (difficile sans recul de le savoir) comme celle du professeur (de la maternelle à l’université) : une semeuse d’une profonde et lointaine fécondité.

    Meilleurs voeux

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  3. Putain.. Je me permets de te tutoyer, je préviens pour ce qui va suivre. Pour un premier contact j’ai conscience de mon impolitesse, enfin à la vue des normes sociales, car au final mon tutoiement en cet instant témoigne beaucoup plus d’une marque de respect émanant d’un sentiment indicible de proximité. Ce « tu » prouve alors ma politesse. Rien n’est manichéen. Donc je reprends :
    Putain… Pardonne mon vocabulaire, mais c’est le premier mot que j’ai pensé. Et en ces circonstances j’en viens même à douter de mon « je », comme disait Rimbaud  » C’est faux de dire je pense, on devrait dire on me pense. Je est un autre. J’assiste à l’éclosion de ma pensée, je la regarde, je l’écoute, je lance un coup d’archet ».
    Tout ça pour dire que ma pensée m’a pris de court à la lecture de tes vœux mais également pour soutenir que la Pensée m’obsède, me tiraille mais surtout me fait vivre, me construit, me rend malheureux mais surtout heureux. En ces termes j’ai conscience d’une certain banalité de mes propos mais je suis investi par l’émotion, plutôt l’émotion m’investit, comme un sentiment amoureux peut engendrer la niaiserie.
    Où voulais-je en venir, je ne sais plus moi-même. Ma boîte mail m’indique qu’un nouvel internaute suit mon blog (qui ne marche pas aussi bien que le tien à mon grand désespoir mais je m’en contente et je demeure patient). Doté d’une curiosité maladive comme j’aime le dire, ni une, ni deux je fonce vers ce site, et là… J’ai commencé, sans savoir pourquoi, par lire le billet intitulé « Sodomite, pédéraste, pédé, homO : l’oeil du cyclone ? », un sentiment paradoxal s’est emparé de mon être, je me suis senti grandi mais également rétréci, je me suis senti moins seul mais impuissant, à me demander comment faire ? Comment faire en sorte que tu sois lu, compris, partagé ? En lisant, ma vulgarité prenait le dessus, preuve de ma stupéfaction, je me disais : « merde il ose, merde on se comprend totalement… ».
    Les interrogations que tu exposes ici sont tellement légitimes et pertinentes, tout comme les doutes et peurs. J’ai créé mon site pour les mêmes raisons, animé par la même envie même si nos parcours sont différents.
    Je virais vers un pessimiste empirique, jusqu’à vouloir engueuler Sartre « l’existence précède l’essence », mais mon essence avait un tel prix, j’avais peur de finir à la rue… Mais je n’ai pas lâché, ma soif d’apprendre, de comprendre et mon amour inconditionnel pour la question, l’accès à la sagesse me dominent bien plus que mes pulsions négatives.
    Mes larmes, pas seulement métaphoriques, ont été interrogatives et ont eu raison de ce pessimisme. Elles m’ont mis en émoi et m’ont rendu désireux de prendre un stylo dans le but d’écrire le « pourquoi ? » et de rédiger le « parce que ».
    La patience a payé et quelques mois après la création de mon site, mon Home Sweet Homme comme j’aime l’appeler, je rencontre des personnes avec lesquelles je partage le même combat mais surtout une même « solitude » si je peux me permettre.
    « Agis, agis, agis ! » , et créer du lien, offrir du sens, c’est déjà une forme d’action dont les efforts ne sont pas à ménager ! Parfois l’impression d’être impuissant nous submerge, mais il faut du temps.
    La question qui vise à savoir si tu influences la société, je me la pose quotidiennement. J’ai appris très récemment qu’à une certain échelle, oui nous influençons la société (je dis « nous » non par prétention, tu l’auras surement compris mais pour faire ressortir cette coalition qui manque à mon goût cruellement de saveur en 2012).
    Je persiste alors dans ce cheminement qu’est le mien (j’ai l’impression qu’il a toujours été ainsi) avec comme hypothèse, celle de me tuer à la tâche, au sens propre et figuré !

    Tu abordes les grandes questions philosophiques du bien et du mal, pour beaucoup c’est une obsession, c’en est une pour moi. Mais l’homme est paradoxe, tout comme tu l’as dit pour l’homosexualité, la nature est nature car elle se développe dans l’erreur, c’est un tout. L’homme est pluriel mais je persiste à penser qu’en 2012, l’homme n’est surtout plus libre, il ne s’en rend pas compte parce qu’il pense sa liberté acquise, c’est pour cela qu’il peut agir comme il le fait actuellement. L’homme est une feuille, un recto et un verso qui n’ont aucun lien si ce n’est que d’être une feuille (le mal est l’inverse du bien, tout comme le verso est l’inverse du recto mais forme un tout, une feuille de papier…) pour reprendre la métaphore de Saussure concernant le signe linguistique. Le but étant de ne pas lui ordonner de faire le bien, mais de lui offrir des trousseaux de clefs pour lui permettre de reprendre sa vie en main et de se poser des questions.
    Bref je m’égare dans un dédale d’idées peut-être pour montrer que tu n’as pas affaire à un ignare (voici ma vanité) mais peut-être aussi parce que je veux montrer qu’une même lutte nous unie et que l’on peut la mener côte à côte, en s’efforçant de créer une véritable muraille humaine prête à engendrer un mouvement des plus brillants et subversifs !

    Bonne année à toi,
    Amicalement, un futur compagnon de jeu, de route, peut-être. J’exagère peut-être un peu sous le coup de l’émotion…
    Au plaisir de saisir tes trousseaux de clefs !
    LiveAndThink

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  4. @ Maya : Je ne suis pas sûr de comprendre qui est le sujet de cette phrase. Peut-être qu’un développement pourrai nous éclairer davantage, en tout cas ce pourrait être intéressant.
    NB : J’ai « modifié » ce commentaire car il était marqué comme « indésirable » et des sortes de sigles remplaçaient les guillemets et accents, ce que j’ai seulement rectifié. Du reste, le commentaire est intact.

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