PHILOTHERAPIE

PHILOTHÉRAPIE : Article n°16 : « Sodomite, pédéraste, pédé, homO : l’oeil du cyclone ? »

Le 19 juillet dernier, deux adolescents de seize et dix-huit ans ayant eu des relations homosexuelles ont été pendus en Iran en place public sous le motif de viol ou de « crime d’homosexualité ». Le 13 juillet de cette même année, au Nigeria, deux hommes présumés homosexuels ont été condamné à mort par lapidation pour « sodomie » par la cour islamique de Katsina au nord du pays. En Arabie Saoudite plusieurs hommes présumés homosexuels ont encore été récemment condamnés à des peines de six mois à deux ans d’emprisonnement et jusqu’à deux mille coups de fouet. Autrement dit, l’homosexualité est un crime passible de mort par pendaison en Iran, un crime passible de mort par lapidation au Nigeria, un crime passible de mort par décapitation au sabre en Arabie Saoudite, un crime passible de la peine de mort dans neuf pays ; Iran, Arabie Saoudite, Afghanistan, Mauritanie, Soudan, Nigeria (États du nord), Yémen, Pakistan et Émirats Arabes Unis. Plus largement encore, c’est un crime que d’être homosexuel dans plus de 80 pays du monde.

Difficile ainsi de penser comme c’est assez répandu, que les homosexuels ont une place de plus en plus importante et des droits de plus en plus égaux à ceux des sexualités dites plus « traditionnelles ». Mieux encore, difficile est de penser que cette route, ce chemin de la reconnaissance sociale et normative est toute tracée ou en train de se conforter dans un solide et sain avenir. Car la question que je vais poser est double concernant les homosexuels. Quel est le grand trait commun de toute ces pénalités morbides ? Et en vue de la dynamique mondiale des échanges qu’est ce que cela signifie ? La réponse à la première question est simple. Ce qu’il y a de commun à ces pays est l’Islam. Trouve-t-on étrange de retrouver l’Islam dans un tel sujet, sur un tel thème ? Avant de s’intéresser à ce rapport entre l’homosexualité et l’Islam ô combien capital à l’avenir des homosexuels, je vais me concentrer sur l’homosexualité en tant que telle. De fait la réponse à la seconde question, sur le sens de la dynamique mondiale actuelle des échanges islamiques envers l’homosexualité sera dévoilée plus après et explicitera cette expression « d’œil du cyclone » contenue dans le titre de cet article.

Outre son existence ambiguë et difficile à définir à l’antiquité, l’homosexualité est restée dans l’ombre des hommes dans toute l’histoire de l’humanité. Jamais un ou une homosexuelle, pour avoir été telle n’a commis de crime, de meurtre, de délit ou de faute morale en tant que la morale se définit comme une justice humaine souveraine. De fait la première chose que l’on se doit d’écarter et de réfuter est l’absence d’humanité de l’homosexuel. Déjà, de toutes les définitions qui plus est philosophiques, jamais la question de l’humanité n’a été de près ou de loin été traitée par le biais de la sexualité. Et fondamentalement, nous avons par le passé davantage été considéré, nous les êtres humains comme des créatures avant même d’être des animaux. La question de la nature humaine n’est pas sexuelle. La fonction, car la sexualité ne sera toujours que cela, ne constituera pas notre être mais reproduira ou procurera la jouissance de notre corps physique. Nous sommes plus qu’un corps, nous sommes des esprits doués de raison et de sentiment. Si l’homosexualité n’est pas corporelle, elle n’est pas humaine sur le plan de l’esprit. Car être homosexuel, ce n’est pas s’appeler Pierre ou Ludivine, ce n’est pas être styliste ou cadre dans une PME, ce n’est pas être jeune ou vieux, fort ou faible, sage ou intempérant. Cependant être Pierre, Ludivine, styliste, cadre, jeune, vieux, sage ou intempérant n’exclue pas d’être homosexuel. Être homosexuel ce n’est pas quelque chose en soi, ce n’est pas le fait seul d’aimer ou d’avoir des rapports physiques d’ordre intime avec une personne du même sexe, mais c’est être Pierre, cadre ou styliste, jeune ou vieux, sage ou intempérant et aimer Julien ou Patricia. Je suis d’abord Pierre avant d’être homosexuel, je suis d’abord Ludivine avant d’être lesbienne, d’abord Julien, cadre, styliste etc.

Cadavres homosexuels dans les rues irakiennes.

Il est intéressant de faire une ultime objection, non la dernière possible et sous forme d’une remarque concernant l’argument soutenant que l’homosexualité n’est pas naturelle. Si elle n’est pas naturelle ce ne peut être que par ce qu’elle n’est pas de la nature des hétérosexuels. Or les hétérosexuels ne constituent pas l’ensemble de la nature, ici humaine. De fait la nature humaine implique tout ce qui est accident de l’humanité en soi, et par voix de fait, l’homosexualité. Pour ce qui de la nature en tant que telle, la nature de ce qui vit, ce qui est animal, l’homosexualité s’y intègre tout autant. Car cette sexualité existe aussi chez nombre d’êtres de la nature.

De plus il faut savoir qu’il y a en moyenne 10% d’homosexuels dans une population humaine et que cela tend à être une constante. De fait si dix hommes et femmes sont homosexuels dans une population de cent, il y en aura une vingtaine pour deux cent, mille pour dix mille et six millions pour soixante-millions. Avec ce simple calcul et à la suite des arguments que je viens d’exposer il est bien plus raisonnable et fondé de penser que sur le plan de la nature l’homosexualité peut avoir pour fonction ou raison d’être de réguler l’évolution démographique. Car personne n’est sans savoir que l’homosexualité ne permet pas en soi d’enfanter, auquel cas ces 10% qu’ils représentent en tant que constante représente aussi un facteur naturel de la régulation de la démographie humaine, au même titre que la stérilité, la ménopause ou bien encore l’âge de la maturité sexuelle.

Je pense qu’il est clair que l’homosexualité n’enlève pas mais ajoute, que ce soit à la nature corporelle, ou à l’être c’est-à-dire à la personnalité. Sur ce fait indéniable que l’homosexualité est en soi légitime et partie prenante même de l’humanité il convient d’aller pour loin. Pour ce faire je vais poursuivre une distinction. Les sociétés dites libérales sur le plan politique s’appuient sur un texte fondamental qu’est la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen de 1789. Ce texte influencé par les Lumières tels que Rousseau, Diderot, Voltaire, Kant mais aussi par Locke avant eux traduit un fait essentiel de la démocratie ; le droit à la propriété. C’est Locke qui fut l’instigateur si ce n’est le bienfaiteur de cette invention de la propriété. En effet, c’est lui qui inventa la propriété au sens large. C’est-à-dire le fait d’être seul possesseur de son corps, de son esprit, et des biens que l’on se procure par le travail et la nécessité. En bref, la propriété est la circonscription des libertés absolues de chacun à l’état de nature mais en conservant comme critère essentiel l’égalité absolue, elle aussi issue de l’état de nature. Il n’est pas question de développer la riche pensée de Locke à cet égard mais d’en tirer des conclusions quant à l’homosexualité. Remarquons que la propriété est directement issue d’une considération de la nature de l’homme. Il est de sa nature non seulement d’être ce qu’il est mais aussi de posséder ce qu’il est. C’est de fait un droit que d’être homosexuel. C’est un droit a sens où l’on est libre de faire ce que l’on veut avec son corps tant que l’on ne nuit pas à autrui ou à soi-même. Cette nuisance s’entend au sens fort, qui entrave autrui ou soi-même dans la conservation de sa vie. Ce droit à l’homosexualité ne peut pas s’appuyer uniquement sur Locke par ce qu’il fonde sa pensée sur une théologie, sur dieu et de fait il paraît difficile de soutenir cette sexualité avec un tel fondement. Mais puisque nous naissons d’abord et avant tout comme des êtres libres et égaux en droit et que l’homosexualité est anthropologique, de l’ordre de la nature humaine, et donc qu’elle précède toute moralité ou responsabilité : l’homosexualité est une liberté morale et juridique absolue de l’humanité.


De fait nous pouvons et devons être d’accord sur le fait que l’homosexualité est légitime sur le plan moral, juridique et naturel, qu’il n’en déplaise à la théologie ! Cependant parlons de choses qui fâchent davantage dans nos sociétés occidentales avant d’évidemment nous intéresser à des considérations religieuses. Il est question de l’adoption homo-parentale. Et la question du droit ne se pose plus dans les mêmes termes.

Pour ce qui est du développement de l’enfant, il ne semble pas d’augure de tenter de connaître les conséquences de l’homo-parentalité. Ce n’est pas intéressant ne serait-ce qu’au regard de ce que donne l’éducation nouvelle des enfants contemporains, une éducation relâchée, laxiste, négligée ou en friche parfois, il s’agit d’un mélange plus ou moins bien dosé de ces éléments. Quelques puissent être les conséquences négatives de l’homo-parentalité sur l’enfant, elles ne sont pas d’augure à être spéculées et n’ajouteraient sûrement pas grand chose à la laideur actuelle de nos jeunes ainsi que de leur éducation.

Elle n’est pas à être spéculée car l’enjeu est grand. Combien d’enfants sont ballotés d’un orphelinat à l’autre, d’une famille d’accueil à l’autre ? Combien d’enfants pourraient connaître une égalité des conditions de développement de soi et à plus long terme professionnel ? Combien de familles pourraient se créer ? La question plus première encore est de savoir jusqu’où l’on s’octroie le droit de poursuivre les traditions. L’union n’appartient-t-elle à l’hétérosexualité que par ce qu’elle seule finalement l’a instituée, dans une sorte de volonté générale ? De fait, la question intéressante est de savoir si le mariage est lié à la famille, si le droit à l’union est lié au droit de fonder une famille. Si cela concerne seulement la tradition, ce n’en est pas moins lourd de sens. Car dès lors que rien n’entrave ou ne doit entraver le droit au mariage et si ce dernier implique le droit à la famille, il induit de fait le droit aux couples homosexuels d’adopter pour fonder une famille. Cette question paraît bien complexe à résoudre et concerne finalement la conception qu’a chaque individu ou chaque couple de la famille. De fait elle nous intéresse bien peu ici. Cependant il est une chose qui doit freiner notre jugement. C’est que l’enfant en question, qui serait enfant de parents homosexuels a quant à lui des droits. Il faut de fait distinguer le droit à l’enfant et le droit de l’enfant. Le droit de l’enfant est bien sûr celui qui se fonde sur des valeurs démocratiques elles-mêmes diamétralement superposées aux droits de l’Homme et du citoyen dont j’ai déjà fait mention. Le problème est bien connu mais mal cerné, c’est celui de la place d’un tel enfant dans la société. Ce qui fait tension c’est le fait que cet enfant pourra être discriminé, par les autres enfants de son environnement, par les parents à travers les enfants de son environnement. Ce problème est celui de la société face à l’homo-parentalité. Ce problème je le précise est celui de la société. Car c’est la société qui n’est actuellement pas en mesure de savoir considérer l’humanité dans toute son entièreté, dans toute son envergure et dans ce qu’elle a aussi de différent et d’ô combien changeant de l’hétéro-normativité parentale qui assume de moins en moins bien son éducation. C’est la société qu’il faut sauver, corriger ou punir de son ignorance. Car d’une part on ne peut plus ignorer que l’homosexualité est naturelle, humaine, morale, juste et citoyenne. Les homosexuels payent des impôts, notamment pour l’éducation des enfants de ceux qui leur interdisent en retour la parentalité. Et d’autre part cette ignorance responsable est la cause d’une atteinte aux droits de l’Homme et du citoyen, la cause d’une entorse à l’humanité des homosexuels et de l’humanité tout entière à travers celle-là.

De fait si j’émets ici une réticence de l’ordre du principe de précaution à l’égard de l’adoption homo-parentale c’est bien en vertu de ce vice, caractère aigu et faussement ignorant de la société. J’entends bien aussi et il faut le recevoir tel quel et le le garder en mémoire, que comme on le dit souvent les mentalités changent et que cela est en voie d’évolution. Mais combien de mères et de pères déchantent en apprenant l’homosexualité de leur fille ou de leur fils ?

En outre et pour aller encore plus loin une chose m’amuse beaucoup, c’est de se dire humain en faisant par exemple de la France une terre d’asile pour une religion intolérante, rigide et inhumaine qu’est l’Islam alors que nos concitoyens, nos amis, nos frères ou nos fils français ou même simplement humain sont bafoués dans leur nature, leur citoyenneté et leur humanité. Et je répète que c’est aussi notre humanité et l’humanité en elle-même que l’on atteint dans une pareille abnégation de l’homosexualité. Faut-il aussi ajouter que l’on refuse une intègre humanité et citoyenneté aux homosexuels et que l’on accepte, protège et favorise l’humanité d’une culture musulmane qui, faut-il le rappeler, condamne à mort les homosexuels, couvre et inhibent leurs femmes de leur droit et veulent couvrir le monde d’une loi obscure, inhumaine sinon divine, homicide sinon djihadiste ? C’est d’ailleurs ce vers quoi je vais à présent porter mon examen. Car à mon sens ce débat, cet ascension à ces droits, ce confort quotidien, cette norme à laquelle l’homosexualité tend et commence déjà à atteindre n’est que l’œil du cyclone. Et je crains que l’autre pendant de la tempête qui chape déjà l’homosexualité et plus largement son humanité, ne soit plus dur et plus funeste que nous le pensons aujourd’hui dans le confort de ces sujets de débats.

Revenons à ces pénalités outrancières de l’humanité homosexuelle. Elles ont je l’ai déjà dit l’Islam en commun. L’Islam c’est l’un, le dieu unique dont tout a procédé alors que le christianisme se représente par la trinité du Père, du Fils et du Saint Esprit. Tandis que la Bible provient de cette trinité, le Coran provient quant à lui de cette unicité, de cet Allah l’unique qui s’exprime par la voix de son prophète Mahomet. De fait ce Coran qui reprend et fixe la parole du prophète le fait par un système de lois, les lois coraniques aussi appelées Charria. Ainsi la Charria ritualise la vie de ses administrés, les musulmans, selon des interprétations très variables. C’est-à-dire que d’une interprétation à l’autre la femme sera partiellement, entièrement ou aucunement voilée, l’on priera trois fois ou cinq fois par jour. Il y donc des variantes et des invariantes. Ce qu’il y a d’invariable et qui nous concerne ici c’est cet considération morbide et inhumaine de l’homosexualité. Une grande question et qui constitue un fort étonnement lorsqu’elle s’accompagne d’un certain recul, est de savoir pourquoi l’Islam et plus largement les religions dénient à ce point cette part de l’humanité, l’homosexualité. Cette erreur est celle d’un postulat théologique, c’est-à-dire de la « science » de dieu, postulat sur la nature de l’homme qui consiste à le définir comme imparfait, enclin au pécher et nécessairement obligé de s’unir à la femme. Mais qu’est ce qui sépare cette vérité absolue du mensonge de cette considération de la nature humaine? Qu’est-ce qui fonde cette vérité absolu  si ce n’est le postulat  que « dieu est » ? Et si dieu n’est pas, ou s’il n’a rien dit de tel ? Et s’il a fait l’homme ainsi qu’il est fait pour s’unir à la femme, pourquoi existe-t-il des homosexuels ? Si la création de dieu est parfaite, bien pensée et ordonnée il ne devrait pas y avoir pareille erreur ! Dieu fait-il des erreurs ? Comment pourrait-ce être là la preuve de sa perfection? Force est de penser que cette idée théologique de la nature de l’homme provient d’une observation de ce qu’il est une créature, de ce qu’il a en rapport et en différence de l’animal. Comme l’animal, l’homme sent et se reproduit (et donc avec une femelle), mais à la différence qu’il pense et comprend l’ouvrage divin car dieu à mis en lui la faculté de raison. La religion dit ce que l’on veut bien lui faire dire. Qu’est ce qu’un homme qui viole une femme en rapport à un homme qui aime et chéri un beau corps de son sexe ? D’autre part, il faut savoir que ces conceptions théologiques ou religieuses de la nature humaine ne sont qu’un héritage. C’est-à-dire qu’elles ne sont pas seules à prétendre dire la vérité dans le domaine religieux. Elles ne sont fortes de leur vérité, de cette vérité que par ce que c’est le monothéisme qui a finit par prévaloir au polythéisme. Car l’on retrouve dans la croyance et les mythes grecs l’homosexualité en tant qu’elle fait partie de ce à quoi l’homme peut avoir droit par nature. La norme n’est pas une vérité et la vérité n’a pas non plus nécessairement vocation à être la norme.

Reproche m’est souvent fait de me focaliser sur l’Islam, m’objectant que les autres religions l’interdisent également, en ce qu’elles incites à ces croyances inhumaines. Je réponds ainsi que je suis d’accord sur le fait que les religions quelles qu’elles soient sont déraisonnables quant à des questions comme celle de l’homosexualité. Mais je me concentre sur l’Islam non par acharnement aveugle et incontinent mais pour deux raisons principales, essentielles et cruciales.

La première vient de l’histoire de l’évolution des religions. Pour résumé il y a trois temps principaux en religion, si ce n’est quatre. Vous avez tout d’abord ce que l’on appelle la religion pure, c’est-à-dire que tout est religieux et que le religieux est tout et partout. C’est ce que nous retrouvons chez les indiens dont la vie devient de fait extrêmement ritualisée puisque de fait tout est sacré, que le sacré est partout autour de soi, dans le visible et l’invisible et dans lequel il faut s’inscrire en quelque sorte dans les meilleurs disposition. Le second temps de la religion est celui où le sacré se détache de environnement immédiat de l’homme. Dieu reste parmi les hommes mais exprimé à travers l’idée d’œuvre. En tant que tel dieu n’est plus saisissable ou accessible, il est au dessus et seuls quelques hommes, le clergé, peut en recevoir les brides, les signes et messages qu’eux seuls sont en capacité de traduire et de transmettre. Cette séparation avec un dieu au dessus de tout possesseur de tout introduit donc une scission dans l’unité de cette religion pure indienne qui réunissait le monde des choses avec le monde du sacré en un monde unique. Cette première fissure à permis après bien des siècle à l’homme de passer à un troisième temps de la religion. Cette fois dieu est intériorisé par la foi. Aujourd’hui la religion est d’abord une question de foi. On a ou n’a pas la foi. La foi est le sentiment intérieur, l’expérience de dieu en soi-même. Dieu est ainsi intériorisé, il est guide et dicte la conduite intérieurement, intimement et n’est plus au dessus du peuple des hommes, les dirigeant comme on mène un troupeau avec comme chien de berger son clergé. Et nous pouvons même parler d’un quatrième temps aujourd’hui avec une libération totale face à la religion qu’est l’athéisme qui n’accepte dieu ni à l’extérieur ni à l’intérieur de soi. Dans ce cas ce qui conduit nos vies est bien plus d’ordre philosophique. De fait l’Islam se situe entre le premier temps et le second temps de la religion. C’est-à-dire qu’elle se situe à la sortie de la religion comme ritualisation de tout ce qui nous environne et séparation d’un dieu unique d’avec les homme infiniment inférieurs à lui. Et il faut savoir qu’elle n’en est pas sortie depuis des siècles et même des millénaires quelles qu’en soient les interprétations textuelles. En cela elle n’est pas à considérer comme les autres religions qui ont effectué un certain parcours évolutif qui les rend notamment et c’est loin d’être anodin, qui les rend compatible avec la gouvernance démocratique. C’est là le premier point de mon intérêt tout particulier à l’Islam.

Le second point, ou la seconde raison de cet intérêt concerne la promesse non tenue de la société de consommation. Le libéralisme cette fois économique de consommation a promis à l’humanité un salut et un bonheur contenu et rendue disponible dans et par la technique. Cela a confirmé l’idée philosophique très ancienne selon laquelle le bonheur matériel n’est non seulement pas complet mais n’est pas le bonheur véritable. D’où un retour du spiritualisme, avec un retour à la « mode » de la psychologie et de plus en plus fortement de la philosophie pour répondre à ce besoin, ce vide du sens de l’existence et de son bonheur dans l’océan instable de la possession matérielle. Mais la philosophie ne fut et n’est pas la seule en retour par aspiration à ce manque. Elle a pour vigoureuse concurrente la religion et plus précisément l’Islam. Et elle ne parvient pas à gagner ce « combat » pour une simple raison qui tient en la difficulté que la philosophie représente quant à combler le vide immense laissé par le matérialisme consommateur. En effet, philosopher, devenir sage, serein, en paix avec soi-même, heureux, cela prend du temps, cela est comme la santé. La santé ne se possède pas mais s’atteint et s’entretient, ce jusqu’à la mort. Cette santé de l’âme qu’est le bonheur par la philosophie est une hygiène de vie, pas une débauche mais pas non plus un régime de vie. Et à côté de cette difficulté apparente de la philosophie l’on a une religion ancienne en vue de l’échelle que j’ai donné, qui donne non seulement toutes les réponses mais aussi les prescriptions, les façons de les appliquer à soi-même, par la ritualisation du quotidien, la divinisation de la politique, l’assujettissement de l’humanité à une volonté spontanée et souveraine d’un dieu mystique. C’est la nature propre de l’Islam et le contexte actuel de notre monde qui me préoccupe tant de lui.

Car revenons à présent à la question du sens de la dynamique islamique mondiale, celle que j’ai posé en ces terme au commencement de cet article : « En vue de la dynamique mondiale des échanges qu’est ce que cela (la relation de l’Islam à l’homosexualité) signifie ? ». Le sens de la montée actuelle et prépondérante de l’Islam, de l’islamisation est une déclaration de guerre. L’accusation est grave mais l’intention de l’acte futur et présent au moins autant. Car la monté de l’Islam sous le prisme de l’homosexualité, c’est-à-dire des hommes et des femmes d’aujourd’hui et de demain, les futurs citoyens qu’elle subsume, représente un futur crime potentiel et actuel contre l’humanité. Je ne rappelle pas les définitions que j’ai fait au préalable quant à l’humanité des homosexuels et précise que le potentiel de cette criminalité est déjà bien actualisé. Je vous renvois au commencement de cet article sur ce point. C’est-à-dire que plus on favorisera l’Islam par tolérance, sous le coup du triptyque républicain ou d’un humanisme à définir considérablement, plus on sera en contradiction avec ces mêmes convictions et les actes qu’elles dictent. Car si l’humanisme consiste à tolérer l’Islam comme partie prenante de l’humanité, il faut savoir que cette partie contient elle-même l’inhumanité.

De fait à la question classique et scolaire « Peut-on tolérer l’intolérable » l’on pourra trouver ici une subtilité incroyablement fine et lourde d’implications. Car l’expression « peut-on » contient en elle les concepts de justice, de droit, de morale et de possibilité physique. Oui et je viens de le démontrer on peut tolérer l’intolérable. On peut tolérer que l’Islam nous gagne et nous accompagne et dans le même temps tolérer le crime contre l’humanité que représente le dénie, dénie parfois même de mort de l’homosexualité. Suis-je marginal ? Je généralise ou me projette trop ? Non, car cela se voit dans ces pays et leur législation mais aussi dans les frontières de l’islamisation à l’intérieur desquelles il fait de moins en moins bon d’être homosexuel. Par exemple, qui peut soutenir qu’un homosexuel a sa place dans une cité ? Qui pense que l’homosexualité s’intègre dans le milieu scolaire, surtout les plus défavorisés ? Et qui le soutien raisonnablement et concrètement ? 
Je ne constate qu’une mise en marge (boîte de nuit, sites de rencontre, Gay Pride…) qui fait pressentir la fin de ce que j’appelle l’œil du cyclone avec cette montée aussi fulgurante qu’inquiétante de l’Islam en terre laïque et pleinement humaine. Peut-être considérera-t-on ce raisonnement comme excessif mais si la réalité actuelle que nous vivons et constatons en tout point avait été décrite quelques années ou décennies plus tôt (ce qui fut d’ailleurs fait) l’on m’aurait prêté le même jugement. C’est pourquoi il serait peut-être temps d’être plus prudent dans ses jugements et dans ce que l’on croit être bien, mal, venu, malvenu, heureux ou malheureux. Car c’est de l’avenir de notre humanité dans ce qu’elle a de plus large que les choix que nous faisons aujourd’hui sont déterminants. S’il y a une humanité des homosexuels, des français, des musulmans, c’est-à-dire que s’il y a comme je le soutien des humanités, il ne faut paradoxalement pas oublier que l’humanité reste ce que ces différences et distinctions essentielles ont de commun, de principale, de solidaire et de fraternel. Faisons ainsi de nos décisions des décisions non pas individuellement humaines mais communément humaine, donc cohérente ! Car je ferai une distinction et conclurai là dessus, entre deux sens de la négation. Il y a une négation pas excès et une par défaut. Si je dis « Tu n’es pas beau, tu es sublime ! », bien qu’il s’agisse de fait d’une négation je ne dis pas à la personne en question qu’elle est laide, et bien au contraire je dis qu’elle est bien plus que belle. La négation ajoute donc et ne retire rien, c’est la négation par l’excès. En revanche, si je dis simplement « Tu n’es pas beau », je retire à la personne en question toute prétention à la beauté. Je lui indique qu’il lui manque quelque chose pour être belle, c’est la négation par défaut.

De fait l’on a tendance à ne considérer que ce second sens de la négation et ce quelque en soit le contexte. Or lorsque je m’exprime négativement quant à l’Islam cette distinction est capitale pour bien me comprendre. Quand je dis que l’Islam n’a pas une place bien bien à propos en France, je ne lui enlève rien, ce n’est pas une négation par défaut. Et au contraire c’est une négation par défaut que de dire que les musulmans doivent être accueilli car cela se voit et s’apprécie, ils souffrent à s’intégrer et partage cette souffrance avec ceux qui les accueillent. J’en convient c’est un paradoxe du terme de négation qui tient à une difficulté de translittération du grec au français. Cependant cette difficulté est dépassable par ce travail de distinction. Par ce qu’à l’inverse, cette négation par l’excès que je présente dans ma position de régulation forte de l’islamisation et plus largement des flux migratoires tient justement au fait d’une volonté de sublimer, d’ajouter ou bien de ne pas enlever à l’Islam quelque chose qui sera de fait cause de sa souffrance ; sa terre, son origine et son existence propre et authentique. Je ne dis pas que l’Islam n’a pas sa place en Occident ou quoi que ce soit de ce genre. Cependant je critique ce transfert, cette fuite toujours plus large et intense de l’Islam vers l’Occident. Et par là, il est aussi question de protégé l’homosexualité. Or ce n’est pas le cas, l’on confond toutes les négations, les apports et les lacunes, le mal pour un plus grand bien, ou un grand bien pour d’innombrables et infiniment piquant petits maux. Rien ne doit laisser place au crime contre l’humanité et il est double aujourd’hui et pour l’avenir ; c’est celui de la légitimation d’un déracinement et d’un cruel déphasage de la culture religieuse islamique et une forte expression du crime futur contre l’humanité qui entend concerner les 700 000 000 d’homosexuels que l’on peut estimer à raison de 10 % de la population mondiale. Mais cela concerne aussi les femmes innombrables qui sont de gré ou de force, à raison ou par ignorance fortement dépouillées de l’essentiel de leur humaine nature, et cela concerne chacun d’entre nous en tant que nous sommes humain et que rien ne doit et n’a droit d’y atteindre sous quelque forme que ce soit. J’ajouterai enfin que l’humanité n’est pas le simple pendant de l’humanisme populaire tel qu’il peut aujourd’hui se définir. L’humanisme c’est d’abord être humain, et surtout savoir l’être en tant que tel, et non pas prétendre donner la leçon sur le sujet sans ne jamais sérieusement se poser la question de la cohérence même de sa petite conception de l’humanisme avec sa propre humanité, si ce n’est avec l’humanité pour et en elle-même, ce qu’il convient d’ailleurs de rechercher véritablement.

Bibliographie :

Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen, 1789.

Locke, Second traité du gouvernement civile.

Aristote, Ethique à Nicomaque, (surtout pour ce qui concerne ce dont on est responsable d’être au livre III).

Kant, Fondement de la métaphysique des moeurs (sur la morale et les questions d’humanité).

Les islamismes, d’hier à aujourd’hui, A. Sfeir.

Tristes tropiques, C. Lévi-Strauss (sur la culture indienne et la religion pure).

3 réflexions sur “PHILOTHÉRAPIE : Article n°16 : « Sodomite, pédéraste, pédé, homO : l’oeil du cyclone ? »

  1. Je n’ai pas terminé de lire cet article, mais vous avancez des arguments très intéressants, plus particulièrement, l’idée que l’homosexualité aurait comme « fonction naturelle » de réguler la démographie me séduit. C’est quelque chose auquel je n’aurais jamais pensé.
    Quant à ce que vous avancez sur l’homo-parentalité, la façon dont vous la confrontez à l’éducation contemporaine (sans faire de généralités), je vous rejoins complétement. Récemment, j’ai vu quelques reportages sur des couples homosexuels qui désiraient être parents, et tout au long de ce reportage on pouvait suivre le couple du choix de la mère porteuse au second anniversaire de l’enfant. Et bien, ce couple de parents n’était pas différent d’un autre couple de parents hétérosexuels sains (sains dans le sens où l’éducation qu’ils prodiguent à l’enfant est « saine »).

    Je pense personnellement que l’homosexualité parentale ne pourrait porter préjudice à l’enfant que parce que la société (et même les plus évoluées) souligne encore trop la différence entre homosexuels et hétérosexuels. Peut-être, je l’espère, que dans deux ou trois générations, ce ne sera plus un problème dans certains pays. Comme à l’époque où avoir des parents de couleurs, de classes sociales ou de religions différentes était une immondice, aujourd’hui ce n’est plus le cas dans la plupart des société évoluées. J’espère que l’homosexualité aura droit au même repos.

    Maintenant j’attends de lire ce qu’il est dit au sujet de l’homosexualité et de l’Islam. Ancienne musulmane, je suis intéressée par la façon dont cette religion peut-être perçue par des gens « extérieurs ».
    Bien qu’il soit très triste de souligner que les « sanctions » appliquées aux homosexuels dans ces pays sont réelles, indéniablement rattachées à l’Islam et profondément graves, je me permets de donner mon avis, que l’Islam, dernière grande religion monothéiste en terme de date, est de ce fait une religion dont les adeptes sont les plus « moyen-âgeux », pour qui la religion régit tous les attraits de la vie quotidienne, comme il fût le cas bien plus tôt pour les autres religieux monothéistes. Il a fallut des années, du sang et beaucoup de courage pour que les religions, dans certains pays, ne soient qu’une caractéristique secondaire de la vie du citoyen et qu’elle ne reflète pas l’identité de tout un pays. Je pense qu’à l’heure actuelle, l’Islam est en train de suivre cette même émancipation, mais qu’elle semble plus violente car nous en sommes tous témoins, alors que par exemple en ce qui concerne l’émancipation de la France du joug catholique, ou de l’Italie, nous n’en savons que ce que l’Histoire nous en dit, mais n’avons pas été directement les témoins de ces événements. Je pense que c’est ce qui est en train d’arriver à l’Islam, et que cela arrive aujourd’hui car c’est la religion monothéiste la plus jeune.

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  2. Merci pour cet article très interessant et qui sait être objectif. Pour ma part je rejoint la majorité de vos points de vue.
    L’homosexualité, je ne sais pas si elle a vraiment un besoin de régulation, recherche avant tout un amour. Et c’est cela qu’il faut souligner. L’homme cherche à atteindre le plus haut point de spiritualité qui est celui de l’amour. Au-delà de l’enjeux physique, biologique (bien qu’important), l’homme doit rechercher l’amour de soi par l’autre, homme ou femme, en apprenant à vivre avec celui en face de lui, en apprenant à l’aimer.
    Si Nicolas tombe amoureux de Gautier, c’est surtout parce qu’il aura trouver une part de l’humanité qui lui correspond, une profonde entente spirituel et biologique. Il aura eu comme approche un amour sain qui le complète, qui l’épanouie. Car étouffer une part de l’humanité, qu’est ce que cela provoque?
    Tout simplement des reproductions inconscientes violentes. Car si nous reprenons des analyses très pertinentes de la psychanalyse généalogique, l’enfant sentira ce qui lui manque et donc ce que la famille n’a pas fait, ainsi l’enfant ira forcément dans la dirrection du désir, de la limite non franchie, de la recherche de soi. Car l’homme recherche ce qu’il est et vouloir effacer l’homosexualité, c’est vouloir effacer une part de l’homme, c’est le frustrer, c’est provoquer du malheur, de la haine. Ainsi à mes yeux, si l’Islam voile l’homosexualité, veut la diaboliser, les repercussions morales et psychologiques sont dangereuses. Car l’homme ne pourra pas s’aimer entièrement, il refusera le bien-être qui lui est demandé d’acquérir pour et par lui , ou si l’on croit en Dieu, même si celui-ci nous demande de suer pour le bonheur, il nous réclame bien d’être heureux, de devenir sage.
    Et devenir sage, c’est savoir qui on est et donc ce que l’on aime mais aussi laisser autrui atteindre cette même idée.
    Qui aurait honte, face au Tout puissant, face à la mort de lui(se) dire j’ai aimé, j’ai été heureux et j’ai rendu heureux?

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