Philopure : La volonté chez Aristote et Schopenhauer : début et fin du libre-arbitre.

L’analyse que je vais faire est issue d’un exposé oral. Durant la construction de ce travail, je me suis rendu compte du peu de richesse concernant ce sujet relativement précis sur internet. C’est pourquoi je me propose de le retranscrire, afin que ce point spécifique soit disponible pour toutes celles et ceux qui auraient à s’y intéresser.

Pour ce faire, je vais tout d’abord m’intéresser à cette notion de volonté chez Aristote dans le livre III de l’Éthique à Nicomaque, élément articulatoire de sa conception de la vertu en amont et de responsabilité en aval, ce qui, plus tard, donnera naissance au concept de libre-arbitre. C’est alors que j’introduirai Arthur Schopenhauer avec sa critique du concept de libre-arbitre. Sa conception cosmologique de la volonté sera ainsi introduite et développée à partir de cette critique.
L’objectif est d’introduire à la fois à la pensée et la lecture d’Aristote (Éthique à Nicomaque), grand penseur de l’Antiquité et de A. Schopenhauer (Le monde comme volonté et comme représentation) par lequel je vais vous proposer une expérience de l’être et la découverte de son « passage secret » pour pénétrer dans cette forteresse du « monde » illusoire.
Enfin, vous trouverez une bibliographie non exhaustive et référencées pour aller plus loin dans les travaux de ces deux philosophes.

Ainsi, comme je l’ai annoncé, je vais commencer par Aristote. Cependant, je ne commencerai pas par définir la volonté mais bien plutôt le volontaire. Pourquoi ? Par ce que la volonté chez Aristote est acte, et plus précisément acte volontaire. Le volontaire se définit par l’union de deux facultés. La première est la spontanéité du désir, c’est-à-dire agir par soi-même et dont le contraire est être contraint. La seconde faculté est l’intentionnalité de la connaissance, c’est-à-dire agir en connaissance de cause et dont le contraire est agir par ignorance. Le volonté est donc la manifestation du volontaire dans l’union de ces deux facultés. Autrement dit, la volonté ne peut être définit que dans cette double détermination qui donnera l’acte volontaire.
Je tiens néanmoins à faire une remarque ; si la volonté est action, toute action n’est pas nécessairement volontaire, par exemple quand une des deux facultés au moins est défaillante. De fait, je ne saurai être tenu pour responsable du fait d’avoir quitté mon pays quand j’ai franchit par mégarde une frontière qui n’était pas clairement signalée en ayant eu l’intention de rester sur le territoire. Nous constatons aussi que c’est à partir de cette détermination de la volonté que se construit la notion de responsabilité.
Ce type d’analyses aristotéliciennes ont été fondamentales pour l’élaboration scolastique du concept de libre-arbitre.
Pour conclure sur cette conception aristotélicienne de la volonté, nous sommes en mesure de dire que la volonté est la puissance d’agir par détermination de deux facultés ; spontanéité et intentionnalité. La seconde faculté, la connaissance est aussi finalement d’être vertueux, ou encore de chercher la moyenne, définition de la vertu. C’est en cela que ce concept de volonté est un concept charnière et articulatoire de sa pensée. La vertu se trouve en amont de la volonté et le concept de responsabilité qui donnera naissance à celui de libre-arbitre en aval. Être responsable implique donc un caractère vertueux et un accès au bonheur car l’action en question, l’action responsable et vertueuse pourra être dite belle. Pour Aristote tout ce qui est beau est aussi bon, ainsi la belle action nous permet d’être heureux.

A présent, pour nous intéresser à la pensée schopenhauerienne nous allons reprendre ce concept de libre-arbitre dont saint Thomas d’Aquin en est l’un des premier inventeur et que Schopenhauer critique. Ce dernier est contre cette notion de libre-arbitre de la volonté. Pour lui, il n’y a pas de liberté de la volonté. Pourquoi ? Par ce que cette volonté ne dépend pas de nous mais est principe de tout, c’est elle au contraire qui nous détermine.
La source de sa philosophie est l’expérience et l’observation. Il ne s’agit pas pour autant d’empirisme au sens où il peut habituellement être entendu ni d’éducation. Car ce que nous prenons pour la réalité et que nous appelons « le monde » n’est qu’une représentation subjective, une illusion. La vérité requiert de lever le voile de Maya, figure qu’il emprunte à la philosophie hindoue. Pour Schopenhauer la véritable réalité est celle de la volonté.
Mais de quelle volonté parle-t-il ici ? Ce n’est évidemment pas celle d’Aristote, elle n’est pas charnière ou articulatoire mais fondamentale et essentielle.
Ainsi, il développe une cosmologie (étude scientifique de l’univers dans son ensemble) de la volonté à partir de l’expérience interne, intime, du corps qui nous révèle à la réalité même du monde.
C’est donc ici que je vous propose de faire l’expérience de l’être et par conséquent de la volonté schopenhauerienne. Pour cela, il faut bien que nous nous entendions sur ce que j’appelle ici « être », sujet le plus que fondamental et récurent de la philosophie. L’être est ce qui existe en soi ou par soi. La difficulté dans sa compréhension est de savoir faire la distinction entre l’être et l’étant. L’étant est la manifestation sensible et immédiate de l’être. Par exemple, je suis Loac. Je suis « être Loac », c’est-à-dire que Loac est le caractère premier, mon être. Et je suis en train d’écrire. Ainsi, mon « être » Loac est « étant » en train d’écrire. C’est ici que nous remarquons cette confusion usuelle des deux. Dans le langage courant, nous dirions « Loac est en train d’écrire ». Concernant ce subtil et très important concept de la métaphysique, vous pouvez lire l’article « Peut-on démontrer l’existence ? » dans la rubrique « Philopure ».
A présent, faisons l’expérience de l’être. Ce que je propose là n’est pas d’une grande prétention mais bien plutôt d’une certaine ironie. En effet, selon Schopenhauer nous vivons dans l’illusion et la vérité est en nous alors que nous nous efforçons de la trouver dans les choses extérieures, les choses du dehors. C’est là notre erreur et notre incapacité à connaître « la vérité ». Voilà en quoi constitue cette erreur. Lorsque nous voulons atteindre la vérité dont la plus haute est l’être des choses que l’on peut mieux comprendre et aussi appeler « raison d’être », nous nous plaçons en tant que sujet face à un objet. Par exemple si je prends un stylo et que je veux comprendre ou connaître son être, ce qui le fait exister en dehors de son apparition en tant que phénomène, je ne le peux pas. Quoi que je fasse, c’est-à- dire que je m’en empare avec tous les outils scientifiques dont je puisse disposer, son être me résistera, je ne parviendrai pas à connaître sa raison d’être, sa volonté. De fait, pour comprendre l’être ou essence de ce stylo, il faudrait que je sois le stylo, littéralement, que je pénètre son être. Mais je suis déjà un être et nous pouvons déjà pressentir ce vers quoi veut nous conduire Schopenhauer. Dès lors que je veux atteindre l’être d’une chose, ce que Kant nomme le « noumène » je suis nécessairement arrêté par son apparaître, son étant que Kant nomme cette fois « phénomène ». Nous n’avons accès qu’à des phénomènes et en aucun cas à des noumènes. Mais nous venons de le pressentir, il y a un être qu’il nous n’avons pas besoin de « pénétrer » pour le connaître. Bien entendu c’est nous-même. Je n’ai pas besoin de me mettre à ma place pour me comprendre puisque « je suis » déjà. La réponse est ici, en soi. Les philosophes avant Schopenhauer n’ont cessé de s’acharner à vouloir connaître l’être des choses, leur vérité suprême en se plaçant de l’extérieur. Cette erreur tient aussi dans la fission entre sujet et objet. Pour Schopenhauer le sujet est aussi une illusion. Rien de réel et de vrai ne peut donc être trouvé à partir de ce dernier.
Ainsi, avec Schopenhauer nous avons affaire à une égalité entre l’être et l’étant, le noumène et le phénomène. Pour faire l’expérience de ce que je suis, je n’ai qu’à m’éprouver dans ma manifestation, dans mon actualisation (mise en acte de mon être). Je suis Loac et je sais ce que je suis par ce que je suis étant en train d’écrire. C’est une première base de connaissance de la réalité, le corps en tant que connaissance et accès à l’être immédiat. Pour compléter mon propos, voici un extrait (correspondant à l’explication que je viens de faire) de son œuvre majeur, Le monde comme volonté et comme représentation, dans les suppléments au chapitre XVIII, page 890 de l’édition Quadrige :
« […]nous ne sommes pas seulement le sujet qui connait, mais […]nous appartenons nous-mêmes à la catégorie des choses à connaître, […]nous sommes nous-mêmes la chose en soi, […]en conséquence, si nous ne pouvons pas pénétrer l’être du dehors jusqu’à l’être propre et intime des choses, une route, partant du dedans, nous reste ouverte : ce sera en quelque sorte une voie souterraine, une communication secrète qui, par une espèce de trahison, nous introduira tout d’un coup dans la forteresse, contre laquelle étaient venues échouer toutes les attaques venues du dehors. »
La « forteresse », c’est le monde, monde de l’illusion dès lors que nous le considérons en tant que sujet, ce qu’on fait tous les philosophes avant lui, auteurs de ces « attaques du dehors ».
Ainsi, comme nous le savons maintenant, le corps est ainsi donné comme principe immédiatement connu, comme volonté. Il y a identité du corps et de la volonté.
Cet extrait de la page 154 de la même œuvre enrichit davantage encore l’explication que je viens de faire concernant sa définition de la volonté :
« le concept de volonté est le seul, parmi tous les concepts possibles, qui n’ait pas son origine dans le phénomène, dans une simple représentation intuitive, mais vienne du fond même, de la consciente immédiate de l’individu, dans laquelle il se reconnaisse lui-même, dans son essence, immédiatement, sans aucune forme, même celle du sujet et de l’objet, attendu qu’ici le connaissant et le connu coïncident. »
La volonté ne vient pas des phénomènes, des étant puisque les étant son produit de la volonté, elles en sont la manifestation objectales,en faits ou en actes. Pour connaître mon être, qui je suis, personne ne peut partir de mes actes, mes phénomènes. Vous n’aurez jamais mon être dans sa réalité, ce que moi et chacun d’entre nous en revanche possédons. Et c’est en ce sens que le connaissant et le connu coïncident. Celui qui connait est en même temps celui qui est connu. Moi, Loac, connait et dans le même temps je suis connu, connu de moi-même par moi même ; je fais l’expérience de mon propre être, être en étant en train d’écrire.
Cette volonté est donc l’essence des choses de la totalité des phénomènes. Étant chose en soi, elle est sans raison, une, échappant à la multitude des objets. C’est-à-dire qu’il n’y a pas autant d’être que de choses qui sont mais qu’il y a un être unique, une volonté dont chaque chose existante en est une expression chaque fois différente. La volonté est donc une « Idée éternelles » que nous pouvons bien comprendre au sens platonicien. Les choses existantes sont la manifestation, l’objectivation de la volonté tout comme les choses matérielles pour Platon participent de leurs substances immatérielles, les Idées ou Formes en soi.
Ceci nous permet donc de noter une différence capitale du concept de volonté de Schopenhauer et de Aristote. Aristote s’oppose à son précepteur, Platon et à sa théorie de la participation des choses aux Idées. Ils n’auraient ainsi jamais accepté cette volonté schopenhauerienne. De plus, la volonté selon Aristote est une puissance en l’Homme qui sera déterminée par deux facultés. Ce n’est donc pas un principe fondamental dans sa pensée, ce que nous avons vu.  Alors que pour Schopenhauer la volonté est l’essence du monde et même du cosmos. La volonté est universelle et principe essentiel de tout ce qui existe et existera, elle dépasse les Hommes. La volonté est un effort sans fin, qui n’a ni but contrairement à ce que pense Aristote pour qui la volonté est déterminée, ni limité. La volonté est désir illimité.

Et dans ces manifestation de la volonté, cet être suprême, il y a différents niveaux d’objectivations qui sont en lutte. Nous n’allons nous intéresser qu’à la première dans les suppléments au chapitre XIX :
« Dans la conscience c’est la volonté, élément connu, qui est première et essentielle ; le sujet est la partie secondaire, venue par surcroît : c’est le miroir. »
Voilà en quoi il n’y a pas de sujet et en quoi nous sommes plongé dans l’erreur et l’illusion. La représentation est une conception intellectuelle de la volonté. Ainsi, l’illusion est tout ce que nous nous représentons de la volonté et c’est ce que nous appelons le « monde ». Notre propre représentation, le « sujet » fait ainsi partie de cette illusion et nous empêche même d’une certaine façon de nous en sortir, il suffit simplement pour chacun d’entre nous de constater avec quelle difficulté nous avons fait l’expérience directe et immédiate de l’être.

Pour conclure, la volonté est une substance fondamentale de toutes choses, l’équivalent d’une chose en soi dont les phénomènes ne sont que l’expression objectivée. La volonté est donc absurde au sens où elle est sans raison (la raison étant l’instrument de nos représentations, de nos productions d’illusions) et répétitive : sa seule fin est de se reproduire éternellement.

J’aurai bien aimé en dire davantage, développer de nombreux points mais étant limité par le temps à l’oral, j’ai du faire des choix allant dans le sens du développement du concept de volonté et de la pensée qui l’accompagne. Si des points paraissent obscures ou s’il y a des incompréhension, je serai bien entendu ravis de faire des précisions et de développer les aspects incomplets des notions et de leurs développements.
Vous trouverez ci-dessous une bibliographie vous permettant d’approfondir ces sujets par vous-même :

Aristote, Éthique à Nicomaque, GF Flamarion, 2004 (en particulier le livre III).
A. Schopenhauer, Le monde comme volonté et comme représentation, PUF Quadrige, 1966.
Il vient récemment de paraître une nouvelle édition dans la collection GF comportant pour la première fois des commentaires riches et fournis en deux tomes (les chapitre et les suppléments, suppléments qui font aussi parties de l’œuvre). Étant plus récente, cette édition actuelle présente une traduction différente et tout aussi pertinente. Le conseil que je donnerai dans le cas où vous n’avez pas à prendre la même édition que votre professeur et je m’adresse là aux élèves et étudiants, c’est de prendre l’ancienne (et pas si ancienne que ça) édition. En effet, puisque l’édition GF vient de paraître, tous les ouvrage dits de lecture secondaire (commentaires etc.) et les dictionnaires d’auteurs ou encore de concepts philosophiques présentent des références à l’œuvre dans la première édition, ce qui est donc plus pratique pour ce qui est des référencements.

Mémo Références Philosophie : Les auteurs, les œuvres, par Jacqueline Russ, 2003
Histoire de la philosophie, Emile Bréhier, PUF Quadrige, 2004 (nouvelle édition)
Dictionnaire de philosophie, Christian Godin, fayard/éditions du temps, 2004


4 commentaires Ajouter un commentaire

  1. Alexeï Bonny dit :

    Je me permet d’ajouter quelques remarques à ton article, en tant que lecteur de Schopenhauer; je ne me prétend pas spécialiste, mais j’espère apporter quelques précisions sur sa pensée.
    Schopenhauer commence son ouvrage par: « le monde est ma représentation »: cela signifie plusieurs choses: tout d’abord, le monde n’est que représentation, c’est à dire qu’entre l’objet et sa représentation, nulle différence: il est absurde de prétendre distinguer entre cet arbre et l’image que je me fais de l’arbre. Il s’agit d’une forme d’idéalisme, encore que Schopenhauer ne conteste pas l’existence de l’arbre, mais c’est la connaissance de l’arbre « en soi » (Schopenhauer est à bien des aspects kantiens) qui est impossible (encore que, comme on le verra, elle l’est, en tant que l’arbre est volonté). Mais Schopenhauer dit: le monde est ma représentation. Autrement dit, le monde est représentation d’un objet pour un sujet. Aussi est il incorrect de dire que le sujet n’est rien, ou qu’il n’est qu’illusion pour Schopenhauer (en revanche, tu veux peut-être dire que l’individu n’est rien, qu’il n’est lui même que phénomène, est donc, dans un certain aspect, néant).
    Face à cela, le monde est volonté; la volonté, c’est encore la « chose en soi », l’être du monde. Il ne s’agit pas tu l’as bien compris de la volonté comme faculté psychologique, mais d’un principe, même du principe métaphysique. De fait, le monde comme représentation est le miroir du monde comme volonté.
    Ton travail s’interressant particulièrement au sujet, je vais expliquer un dernier point sur ce point. Le sujet est soumis à la volonté, ici entendue comme désir; une telle volonté est « aveugle » et même « brutale »; il n’y a alors pas de bonheur possible. Mais le philosoophe doit se comprendre à la fois comme simple phénomène, sorti du néant à la naissance et porté à retomber dans le néant à la mort, et à la fois comme le degré suprême d’objectivation de la volonté, il est, dans une certaine mesure, la volonté même; et ne doit pas s’alarmer de sa mort ou de celle d’autrui, car la vie de l’individu est vaine, mais elle porte en elle la nature toute entière.
    Il y a encore une issue « heureuse », qui est liée à l’art et à la philosophie indienne à laquelle s’interresse Schopenhauer. Le sujet, dans la contemplation de l’oeuvre d’art, devient « pur sujet connaissant », c’est à dire que son ego s’efface absolument de son être, en tant qu’il est « tout entier rempli » par la contemplation pure de l’objet. Or, son « ego », c’est la volonté, qui se nie elle-même. L’homme parvient alors à s’affranchir de la tyrranie de la volonté, pour accéder à une contemplation, non du devenir aveugle est vain (puisqu’en réalité, « tout est, rien ne deviens », mais dans l’être et une forme de repos ascétique, presque nihiliste.

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  2. tonhistoire dit :

    Étant simple amateur de philosophie, je me contenterai de dire que j’ai beaucoup apprécié cet article.

    Je tiens cependant à faire remarquer les quelques fautes que j’ai remarquée au fil de ma lecture :
    – points paraissent obscures
    – les étant son produit
    – la manifestation objectales

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    1. LOACMATEO dit :

      Bonjour,

      Je m’excuse d’avoir mis autant de temps à te répondre mais j’ai connu d’important problèmes relatifs à ma connexion internet, ce qui est très gênant surtout lorsque l’on tient un site.
      Toutefois j’entends bien tes remarques mais je ne vois pas comment y répondre. Quels sont les points qui ne te paraissent pas clair ? Je précise déjà que je suis bien loin d’être un spécialiste sur ce sujet, de fait je ne pourrai certainement pas répondre à toute les questions car, en tant qu’étudiant je m’en pose moi-même aussi !
      Pour ce qui est « les étants sont produits » et même si je n’ai pas tout le contenu de cet article en tête il s’agit bien plus du fait que les étants ne sont finalement que le « jeu » de cette véritable volonté ou devrai-je écrire Volonté qui se représente dans le monde sensible comme un acteur joue un rôle et se déguise sur une scène. c’est en ce sens que les « étants sont produits », comme une marionnette se produit dans son théâtre par le jeu des ficelles, plus ou moins visibles mais nécessaires et menées par la volonté une de celui qui les manipules ; la Volonté. de fait s’agit-il de « manifestations objectales », autre façon d’exprimer cette production d’étants par le jeu de la Volonté dans notre monde. Il est que cette expression de « manifestation objectale » est un peu sembler étrange mais elle se rapproche d’un néologisme par soucis de précision et de technicité.

      Je te remercie de l’intérêt que tu portes à mes travaux et suis ravis du plaisir que tu prends quant à ces sujets et plus généralement à la philosophie.

      Bien à toi,

      Loac

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